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Préambule

Je dois avoir une petite dizaine de blogs en ligne. Celui-ci n'est, donc, pas le premier, même s'il a déjà une petite dizaine d'années. Pourquoi le relancer maintenant ? Les raisons sont multiples et tiennent en partie à l'évolution des technologies de l'information, de l'informatique grand public, de ma prise en considération, après moult hésitations, de ladite Intelligence Artificielle, véritable "game changer" ou "milestone", comme on dit en anglais.

Pour faire simple, je dirais que si j'avais entre six et dix ans, aujourd'hui, voici les outils dont j'aimerais disposer dans ma chambre pour travailler, apprendre, me détendre, moi qui avais appris à lire la musique sans que personne ne me donne la moindre leçon, qui m'étais inscrit en FAC d'Allemand à Strasbourg, parmi une multitude de germanistes patentés, voire de naissance, sans avoir fait d'allemand au collège ni au lycée, le tout, en n'ayant raté aucun examen, contrairement à plus d'un camarade alsacien, tout en préparant en parallèle le DEUG de Biologie Moléculaire, parmi d'autres formations. De l'intelligence ? Que nenni ! Juste une question d'organisation, ce qui veut dire qu'on va au cinéma beaucoup moins souvent que les camarades, en passant bien plus de temps qu'eux à la bibliothèque universitaire.

Le texte que vous avez sous les yeux, je le tape quasiment les yeux fermés, dès lors que j'ai la mauvaise habitude de regarder des documentaires à la télévision tout en travaillant sur l'ordinateur, ce qui pourrait expliquer telle ou telle coquille ou faute de frappe. Le fait est que j'ai appris, et là aussi tout seul, à taper à la machine, ce qui m'a rendu fort populaire parmi les camarades de FAC : "Dis, tu ne pourrais pas me taper mon mémoire ?".

Question : sachant que tous les jeunes en formation dans des centres pour sujets aveugles et mal-voyants apprennent la dactylographie en même temps que le braille [cf. à l'âge de neuf ans, le jeune Ray Charles pouvait dactylographier à plus de soixante mots par minute], quelle est la proportion d'enfants, de collégiens, lycéens et étudiants valides maîtrisant cette discipline, en France, en Europe, en Afrique et ailleurs ? On dit moins de 5 % ?

Ce que j'en sais, c'est que les jeunes Asiatiques sont des experts en dactylographie, étant capables de taper à la vitesse de l'éclair sur un clavier "latin", tout en affichant à l'écran des caractères coréens, japonais, chinois... Étonnant, non ?

Et dire que, de nos jours, on peut quasiment tout apprendre à l'aide de l'ordinateur : langues étrangères, mathématiques, sciences, culture générale, dactylographie, pilotage d'avions (qu'est-ce que c'est qu'un simulateur de vol, à votre avis ?), informatique, solfège, guitare, piano..., voire passer des diplômes auprès des universités d'Oxford ou de Harvard, etc.!

Mais j'étais censé énumérer quelques outils pédagogiques indispensables au gamin que je serais aujourd'hui : donc, si je pouvais avoir moins de dix ans, là maintenant, j'insisterais pour avoir un ordinateur dans ma chambre et cesserais d'aller à l'école, ce lieu que j'ai si souvent détesté, ayant été presque tout le temps le plus jeune de la classe, confronté à la méchanceté de camarades plus costauds, pour travailler à la maison (ce que je fis durant les 2/3 de l'année de Seconde). Les instruments de musique ? Ça se trouve facilement, non ? La connection Internet de toutes façons, et ce qu'il faut de livres et de magazines. Voilà pour l'équipement de base.

J'explique, ici même, dans diverses rubriques, tout le bien que je pense de l'informatique éducative, dont j'affirme qu'elle va finir, grâce à l'I.A., par ringardier l'enseignement traditionnel, mais à la condition de ne pas en faire une panacée et de continuer à promouvoir le travail manuel dans des cahiers de brouillon, de dessin, etc. Par parenthèse, pour que nous jouissions aujourd'hui des chefs-d'oeuvre d'un certain Wolfgang Amadeus, il a bien fallu que son père, Leopold Mozart, pose un jour le bambin devant un Hammerklavier - que j'ai eu l'honneur de voir jouer par un démonstrateur et en très petit comité lors d'une visite guidée de la maison natale du maestro, à Salzburg/Autriche -, sans attendre qu'il ait je ne sais quel âge requis. Et, à l'époque, d'aucuns auraient pu dire au père : "Mais, le gamin est trop petit ! Ses pieds ne touchent même pas le sol !". Par chance, le Hammerklavier avait été conçu sans pédales ! Je plaisante.

On résume ? À supposer que je crée, un jour, une école, je l'installerais prioritairement dans un bled paumé en pleine brousse africaine, moyennant quelques équipements de base : en Asie, le bambou sert à plein de choses. Mon école sera faite de bambou et de bois.

bambou bambou
bambou bambou
bambou bambou

Il y aura de l'eau douce (ce n'est pas ce qui manque en brousse) ainsi que tout l'équipement sanitaire indispensable (eau courante, toilettes...), plus des panneaux photovoltaïques sur le toit, sans oublier la connection par satellite pour avoir l'Internet. Et, bien entendu, tout ce qu'il faut comme papier, crayons, stylos, encre, matériels de bureau (imprimantes, photocopieuses), un ordinateur par élève (celui sur lequel je tape ce texte m'a coûté moins d'une centaine d'euros chez un revendeur de matériels recyclés), des instruments de musique et l'équipement sportif nécessaire. Journée continue, avec petit déjeuner autour de 8h30 et cours sur table de 9h à 14h au plus tard pour les grands, activités sportives, artistiques et culturelles pour tout le monde après le repas pris à la cantine. Gratuité totale pour tous les élèves, cela va sans dire, sans oublier d'alphabétiser aussi les parents ; voyez le mantra affiché plus bas ainsi que le texte dédié à Gutenberg et Luther.

Et ce ne serait pas tout !

Fin du préambule

S'agissant de l'équivalent français du Kindergarten, j'ai un slogan tout trouvé : "Trois années de Maternelle, c'est au moins une année de trop !". Un deuxième slogan, pour la route ? "La réussite scolaire d'un enfant dépend à 90% du niveau d'instruction de la mère." Deux données facilement vérifiables en consultant le pedigree des élèves les plus performants sur les cinq continents.

Ce blog datant des années 2010 est resté encalminé durant pas mal de temps, à l'instar de moult outils pédagogiques dont je m'étais servi durant mon activité comme prof à domicile. C'est ainsi que la Méthode M.P.M., dont il sera abondamment question ici, a dormi dans des ordinateurs durant une bonne vingtaine d'années. Pourquoi si longtemps ?

J'ai eu l'occasion d'écrire à plein de monde dans le passé et, tout récemment, j'ai fait connaître à l'ensemble des responsables de l'enseignement privé en France (pour l'enseignement public, cela a été fait depuis belle lurette) que la quasi-totalité des ouvrages destinés à l'apprentissage de la lecture en CP devraient bientôt finir dans des poubelles tant je les trouvais nuls, inopérants, et surtout, responsables de la soi-disant épidémie de "dyslexie" qui sévit ici ou là. Dans les rubriques "ABC" et "Presse", je me livre à l'examen d'un certain nombre de manuels de lecture en cours en France et dans divers pays européens. Cette étude est toujours en cours.

Mais je n'ai pas encore répondu à la question : Pourquoi si longtemps ? D'un, parce qu'il me manquait un certain nombre d'ingrédients (tirés de l'informatique) pour parachever la méthode et de deux, parce que ma méfiance envers les médiocres éditeurs des médiocres manuels de lecture évoqués au paragraphe précédent n'aurait su m'encourager à aller les voir pour leur proposer mes ouvrages, ouvrages dont je suis persuadé qu'ils auraient été rapidement plagiés par des margoulins.

Aujourd'hui, l'informatique grand public a explosé littéralement, mais surtout, l'édition en ligne s'est considérablement démocratisée, puisqu'on peut désormais s'auto-éditer sur l'Internet moyennant un investissement modéré, ce qui a tout changé. Dès lors que je n'avais plus besoin d'en passer par les "grands" éditeurs, j'allais, enfin, pouvoir livrer au grand public - et ce, sur les cinq continents, c'est vous dire si j'ai peaufiné mon projet ! - le résultat de plusieurs années de mise au point et de perfectionnement.

Dans les rubriques qui suivent, il sera notamment question de Samira (le prénom a été modifié, mais bon !), fille d'une femme de ménage rencontrée dans les "beaux quartiers" de l'ouest parisien. La gamine avait deux ans et demi lorsque je l'ai aperçue dans le couloir, juste en face de mon nouveau logement.

- Comment tu t'appelles ?
- Samira.
- Et tu as quel âge ?
- Deux ans et demi.

La gamine connaissait déjà tout son alphabet ! Je l'ai fréquentée durant une bonne décennie, même après le déménagement de sa mère vers un autre employeur. Sur la photo qui suit, elle doit avoir neuf ans et joue sur un vieux clavier Bontempi dont je ne me servais plus. Sur la photo que vous avez sous les yeux, la fille d'une femme de ménage originaire du Maghreb est en plein déchiffrage du 1er Livre des Mikrokosmos de Béla Bartók. Et il y en a que ça risque d'étonner, pas moi. En résumé, si elle avait été ma fille, Samira serait entrée au collège (Deutsch: Oberschule) vers ses huit ans, et au lycée (Deutsch: Gymnasium) au plus tard à dix ans, ce qui n'aurait rien eu d'exceptionnel. Peut-être croiserez-vous dans les pages qui suivent des travaux exécutés par le petit Florian, huit ans, que j'ai bien connu, et dont la fratrie (trois frères) avait pour habitude de passer le BAC avant 14 ans !

samira
Tout le monde ne connaissant pas forcément la musique de Bartók, j'ai pris soin d'afficher des liens vers la partition des Mikrokosmos, Premier Livre, ainsi que de l'enregistrement de l'oeuvre par le grand pianiste hongrois Zoltan Kocsis (1952-2016).

Comme preuve que le BAC avant 14 ans, ce n'est qu'une performance somme toute banale ; on a déjà vu plus spectaculaire. Voyez un peu le sort de la jeune Dorothy, citoyenne des États-Unis, capable d'accéder à l'université à dix ans, titulaire d'un doctorat à dix-sept (novembre 2025).

phD

Si vous voulez mon avis, ayant déjà croisé des jeunes dits surdoués, je reste dubitatif face à la simple "performance" digne du Livre des Records. Et à cela, il y a moult raisons, à commencer par la maturité intellectuelle des sujets. En FAC à dix ans ? Pourquoi pas, mais que sait-on de la vie à un âge où l'on doit tout attendre des adultes ? Par ailleurs, ces gamins dits surdoués ne me donnent pas l'impression d'avoir inventé grand chose. Pourquoi des enfants aux dispositions exceptionnelles deviennent-ils si souvent des adultes tout à fait ordinaires ?

Je pense au jeune Alexandre B. (je ne garantis pas l'exactitude du prénom !), plus jeune bâchelier de France à treize ans à Nice (où il est retourné après avoir été torturé mentalement par des abrutis [profs et élèves] à Louis-le-Grand-Paris), cette année-là. J'avais suggéré à sa mère quelque chose que j'aurais fait moi-même, dans la même situation, et qu'elle n'a pas dû faire, comme preuve que le gamin n'était pas encore assez mûr pour se permettre de trop s'éloigner de maman. Je précise qu'à treize ans, Alexandre aurait été hébergé dans une famille, au lieu de s'installer, seul, dans une chambre d'étudiant.

En clair, à un(e) gamin(e) décrochant son BAC à 13 ou 14 ans, je conseillerais volontiers (surtout s'il/elle est Européen/ne) de profiter du système Erasmus, qui permet de s'immerger durant quelque temps dans un autre environnement universitaire de l'Union Européenne. Ainsi, notre Alexandre aurait passé, par exemple, deux années en Espagne, puis deux autres au Royaume-Uni ou en Irlande, et deux autres en Allemagne. Et, vers ses vingt ans, il aurait pu poursuivre ses études supérieures dans quatre systèmes universitaires différents. Je vous laisse imaginer le bagage culturel que cela aurait pu représenter, notamment en termes de maturité psychologique (vivre loin des parents, des amis d'enfance, s'adapter à une nourriture différente)...

C'est ce manque de maturité psychologique qui explique, selon moi, que bien des "chiens savants" ou enfants dits surdoués deviennent des sujets bien banals à l'âge adulte, voire ne parviennent pas à tirer le meilleur profit de tous leurs talents. L'exemple le plus trivial de la chose est certainement celui du très talentueux Wolfgang Amadeus Mozart, compositeur prolifique et adulé de son vivant mais mort prématurément dans la misère et inhumé dans une fosse commune.

L'état de l'Éducation Nationale en France ? Démonstration avec un élève de CM1 (4ème année du cycle primaire en France). Je me dois de préciser que le jeune Nabil, outre le fait d'avoir été un fan des Pokémons, a eu le malheur de faire son CE2 (soit une année plus tôt) sous la supervision d'un escroc ayant réussi à se faire passer pour un instituteur : ainsi, tous les matins, notre escroc répandait sur son bureau un certain nombre de fiches pour un (semblant de) travail ad libitum. Chaque élève récupérait un certain nombre de fiches et s'en allait travailler dans son coin, tandis que le maître lisait le journal : le degré zéro de la pédagogie. Les parents ont eu beau se plaindre au rectorat, le pseudo-instituteur est resté en place. Voyez un peu son bilan.


illettrisme

Enfin, nous sommes dans le train. Mon frère est très heureux et moi aussi. Nos parents, qui nous laissent partir pour la première fois, nous font de grands signes d'adieu. (Enfin, nous sommes dans le train. Cette phrase, répétée, ne figurait pas dans le texte originel). Maintenant, nous nous installons. Par chance, il n'y a pas beaucoup de monde dans notre voiture, seule une vieille dame qui dort. Alors, attention, il ne faut pas la réveiller !

illettrisme

Un peu (et même beaucoup) de pratique de l'enseignement montre qu'il existe des règles simples, autour d'une trentaine, permettant de maîtriser les principales difficultés de l'orthographe et de la grammaire française.

Les (futurs) utilsateurs du présent blog seront invités à travailler de manière méthodique, en s'appliquant à répéter souvent, à la manière des sportifs, artistes de cirque ou musiciens, habitués à "faire des gammes". Bien entendu, ce site est encore en cours de construction et est appelé à évoluer dans le temps.

Retenez bien que tout ce qui est affiché ici est encore à l'état de brouillon. D'autres langues sont encore à venir (en caractères latins, arabes, japonais...). Les corrections et mises en forme définitives interviendront en temps et en heure. La plupart des travaux seront publiés sous la forme de manuels. Par chance, l'édition en ligne s'est largement démocratisée.

Précisément : le principal outil de travail sera le cahier d'exercices, car il s'avère que l'on mémorise mieux ce que l'on a préalablement écrit. Mais je n'oublie pas l'ordinateur !

Car je suis aussi un chaud partisan de l'enseignement assisté par ordinateur, là où les cuistres se contentent de vilipender ce qu'ils appellent "les écrans". Le fait est que lesdits "écrans" permettent, et ce, depuis l'arrivée des ordinateurs parlants (cf. Windows 95), d'apprendre une multitude de choses. C'est ainsi que la petite Samira, évoquée ailleurs sur ce blog, a appris l'alphabet à l'aide d'un ordi-jouet de la firme VTech.

Si j'étais maire, directeur d'école..., j'équiperais toutes les classes de maternelle de ces petits ordinateurs qui ne paient pas de mine, et qui sont, pourtant, si performants ! Chez les grands, on mettrait des ordinateurs de bureau, à raison d'un par élève.

vtech

"Appuie sur le 'p' ! Non, ce n'est pas le 'p' ! Appuie sur le 'p'. Bravo ! Appuie sur le 's'. Bravo ! Appuie sur le 'g' ! Bravo !". À deux ans et demi, la petite Samira, évoquée plus haut, connaissait TOUT l'alphabet !

Le rendement pédagogique assuré par un ordinateur par élève s'apprécie très simplement via l'arithmétique. Imaginez un cours au sein d'une classe (idéale) de vingt élèves. Il s'agirait de lire des phrases en langue étrangère. En une heure de cours (60 minutes), cela nous fait (60/20) trois minutes actives par élève, tandis qu'au sein d'une même classe équipée d'autant d'ordinateurs qu'il y a d'élèves (équipés chacun d'un micro-casque), on passe à 60 minutes actives par élève, soit un rendement vingt fois supérieur à celui d'une classe comme au temps de Grand Papa ! Comme on dit vulgairement : "Y a pas photo !".

ordi

Pour ma part, outre la machine offerte à la petite Samira, j'ai souvent encouragé les familles à s'offrir un ordinateur et cela s'est toujours avéré profitable aux enfants, pour peu que l'on installât les bons programmes. Dans bien des pays dits pauvres, moult responsables intelligents ont compris l'utilité de ce formidable professeur particulier qu'est l'ordinateur, et que ceux et celles qui ne savent toujours pas à quoi peut servir un ordinateur aillent jeter un oeil dans ma médiathèque personnelle. (Lien) (Lien)

ordi

Par parenthèse, combien de parents savent/savaient que l'on peut/pouvait apprendre les tables de multiplication et bien d'autres choses sur la fameuse Gameboy de Nintendo ? (Lien)

Pour en revenir à la rubrique ABC, elle s'articule(ra) essentiellement autour d'une technique d'alphabétisation de ma conception (raison pour laquelle le grand public n'en saura rien pour le moment, histoire de ne pas encourager les plagiaires de tous bords) et que j'estime assez révolutionnaire, pour dire les choses simplement.

La méthode, baptisée M.P.M., est exploitable dans toutes les langues à alphabet, y compris l'arabe et l'hébreu, ainsi que dans les langues à syllabes, à l'instar des kanas japonais, du hindi, de l'amharique (Éthiopie), et c'est précisément cela qui la rend proprement révolutionnaire, de quoi intéresser les "pontes" de l'UNICEF ? Wait and see ! (Lien)

Mais, pour parvenir à ce(s) résultat(s), il m'a fallu préalablement dénicher sur l'Internet des polices de caractères adaptées, déjà disponibles dans certaines langues, mais pas (encore) dans toutes. Recherche en cours.

Par parenthèse, à en croire l'OCDE...

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La preuve par France Info, chaîne nationale !
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