En Occident, les tenants d'une écologie militante ne jurent plus que par les fameux circuits courts, consistant à consommer de préférence des denrées produites à quelques encablures de là : fruits et légumes, matériaux de construction, etc. Il se trouve que, depuis des siècles, les forêts primaires européennes ont été remplacées par de véritables jardins forestiers où l'on plante les arbres comme s'il s'agissait de salades. Ce qui donne un matériau peu cher : le bois, facile à manipuler et particulièrement efficace en zones sismiques comme on en trouve dans moult régions japonaises (et pas que là), ce pays connu pour ses habitations en bois des vieux quartiers de villes historiques comme Kyoto. Et l'exemple japonais semble avoir fait de nombreux adeptes. Ce qui suit a été extrait du site d'un promoteur de maisons individuelles en bois, et comme on peut le voir, il y en a pour toutes les bourses.
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Chalet, isba, datcha, des mots renvoyant à une architecture en bois absente des pays chauds. Comme preuve que le bois s'adapte fort bien aux hivers rigoureux. Et, en la matière, il existe en Scandinavie de bien étranges églises, datant presque toutes de l'époque des Vikings !
Citation :
Une stavkirke ou stavkyrkje est une église médiévale en bois typique de la Norvège, bien que des fouilles laissent penser que d'autres églises de ce type aient pu exister ailleurs en Europe du Nord. On a répertorié environ 1300 églises médiévales, dont 28 ont été sauvegardées en Norvège, et une en Pologne après son transfert dans ce pays en 1844. On les appelle en français les "églises en bois debout" car des mâts ou poteaux sont utilisés pour soutenir le toit et l'élévation de la nef, mais aussi élever les murs. La stavkirke constitue un des types les plus élaborés et les plus techniquement avancés de construction en bois qu'ait connu le Nord-Ouest de l'Europe au Moyen Âge. Cette technique de construction est représentée par la stavkirke d'Urnes inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, celle de Borgund, la mieux conservée dans sa forme médiévale, ainsi que par 26 autres, de la plus grande à Heddal à la plus petite à Undredal, dans le site exceptionnel du Sognefjord en Norvège, et quelques autres en Europe du Nord-Ouest. La plupart des églises en bois debout sont construites entre 1150 et 1350, mais beaucoup disparaissent vers 1700. Une carte de 1800 montre que 322 sont dans des zones peu peuplées, dans les vallées de montagnes, les villages forestiers, dans les villages de pêcheurs sur les îles et les petits fjords. Les églises en pierre sont dans les villes, les basses terres de l'Est et du Nord, le long de la côte et dans les grandes paroisses des fjords de la Norvège occidentale. Il reste en Norvège 28 églises en bois debout, dont deux déplacées à Bergen et Oslo et une autre dans une île (Grip) aujourd'hui inhabitée. En dehors de la Norvège, la stavkirke de Hedared est toujours debout en Suède et, si on élargit le concept, on trouve des exemples dans l'Europe du Nord-Ouest et on peut y inclure l'église de Greenplace dans le Sussex en Angleterre et quelques restes dans l'église d'Hemse en Suède. (Source) |
Ci-dessous, on peut apercevoir des églises en bois sises en Norvège ainsi qu'en Russie (églises sous la neige). Le plus étonannt est qu'elles soient dans un état parfait, malgré leur ancienneté. Il faut dire que moult d'entre elles ont été classées au patrimoine immatériel de l'Unesco, d'où la nécessité de leur entretien scrupuleux.
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Et comment faire l'impasse sur le Japon, ce pays martyrisé par les séismes et qui a dû s'adapter en bâtissant ses villes ancestrales à partir du bois ? Il est vrai qu'à l'instar de sa capitale, Tokyo, et compte tenu de sa faible superficie, le Japon moderne affiche désormais des mégapoles transformées en mers de béton et de gratte-ciel, tout en ayant conservé ses quartiers historiques, à l'instar de Kyoto.
Là-bas, les maisons de bois se nomment "mashiya".
Citation :
Les machiya, ces maisons traditionnelles japonaises en bois, constituent un élément architectural emblématique des centres-villes nippons, particulièrement à Kyoto. Surnommées "nids d'anguille" en raison de leur forme étroite et allongée, ces habitations servaient autrefois à la fois de logement et d'atelier pour les artisans et commerçants. Entièrement constituées de matériaux naturels comme le bois, le papier washi et la terre, elles témoignent d'un savoir-faire ancestral aujourd'hui menacé. Confrontées à des défis de préservation face à la modernisation, les machiya incarnent un mode de vie durable et harmonieux qui fait appel aux cinq sens. La méthode de construction shinkabe-zukuri, où les piliers de bois restent exposés sur les côtés des murs en plâtre, joue un rôle crucial dans la régulation de l'humidité. "L'humidité peut être maintenue à environ 50% ou 60% tout au long de l'année," explique Matsui Kaoru. "Même par des temps très humides à l'extérieur, disons environ 80%, les machiya sont conçues pour faire baisser ce niveau." Chaque pilier exposé peut absorber jusqu'à environ un demi-litre d'humidité, permettant à la maison dans son ensemble de "respirer". Dans un pays aussi sujet aux tremblements de terre que le Japon, la résistance sismique est un aspect crucial de toute construction. Contrairement aux apparences, les machiya démontrent une remarquable capacité à résister aux séismes grâce à leur conception unique, bien différente des approches modernes qui privilégient la rigidité. Comme dans les maisons ordinaires, les machiya sont construites avec des poutres et des colonnes. Mais on y trouve également des rangées de joints nuki, similaires aux glissières horizontales perçant les piliers des portiques torii des sanctuaires shintô. On retrouve également une multitude de morceaux de bois croisés verticalement et horizontalement, mais presque pas de matériaux de contrefort en diagonale. Ces caractéristiques, qui pourraient sembler être des faiblesses par rapport aux normes architecturales modernes, constituent en réalité les atouts de leur résistance sismique. Les machiya offrent peu de résistance, ce qui leur permet d'absorber et de disperser l'énergie des tremblements de terre. Comme l'explique Matsui Kaoru : "Les murs en terre sont rigides mais ils peuvent absorber des séismes d'intensité moyenne. Dans le cas de secousses plus importantes, il y a suffisamment de facilité de mouvements dans la charpente en bois et de joints pour disperser l'énergie sismique."(Source) |
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