Il a déjà été question des langues dans d'autres chapitres. Ici, il sera question de l'enseignement de langues en général, une catastrophe, selon moi. Le fait est que les langues sont très mal enseignées presque partout, hormis ici ou là, dans des pays de l'Europe du Nord (des Pays-Bas à la Scandinavie), s'agissant de l'anglais. Je pense à la jeune Greta Thunberg, que l'on a découverte dans les médias s'exprimant dans un excellent anglais. À l'aise en anglais, certes, mais qu'en est-il dans d'autres langues : l'allemand, l'italien, le français, l'espagnol, le portugais ? Il est vrai que l'anglais est la première langue de communication internationale. Ceci doit expliquer cela, en tout cas dans les pays européens nordiques et scandinaves. Pourquoi affirmé-je que les langues sont très mal enseignées en général ? Voyez l'état de l'analphabétisme et de l'illettrisme sur les cinq continents, y compris dans des pays dits riches. Le moins qu'on puisse dire est que ce n'est pas brillant. Jetez donc un oeil sur les statistiques mondiales de l'illettrisme et de l'analphabétisme. (Lien 01 - Lien 02 - Lien03) Citation :
Par parenthèse, les statistiques mondiales sont presque toujours mensongères (cf. sentiment de honte poussant les analphabètes à vivre cachés), en tout cas bien édulcorées, lorsqu'on nous donne comme définition de l'analphabétisme le fait que des sujets de plus de quinze ans ne sachent pas lire. Soyons sérieux : un quidam est allé à l'école jusqu'en fin de primaire. Il sait lire, non ? Comme il doit savoir composer un numéro de téléphone sur un smartphone de dernier cri, à l'instar des demeurés qui débarquent aux Canaries, à Gibraltar voire à Lampedusa tous les jours. Car les smartphones de dernière génération sont les principaux vecteurs du boom du trafic d'esclaves apparu il y a deux décennies maintenant à travers le Sahara, la Méditerannée ou l'Atlantique. Mais peut-on sérieusement affirmer que ces quidams soient autre chose que des arriérés mentaux et des demeurés ? Pour ma part, lorsque je vois les "bons" récultats de certains pays (notamment africains) en matière de lutte contre l'analphabétisme (de bons résultats en Afrique ? Ça se compterait sur les doigts de la main, non !?), je reste résolument dubitatif, dès lors que je sais pertinemment que, même en allant jusqu'au Brevet du premier cycle secondaire (soit la classe de Troisième en France), un plouc reste un plouc, et ceux qui embarquent sur des pirogues pour traverser la Méditerannée ou l'Atlantique vers les Canaries sont d'authentiques ploucs, dont aucun n'a de diplôme professionnel ; ne parlons même pas d'études supérieures ! Et c'est là qu'on reparle de la Méthode M.P.M., que j'ai conçue à l'origine pour apprendre aux enfants (et aux adultes analphabètes) à écrire et à lire (dans cet ordre). Et voilà qu'il me vient l'envie d'apprendre le russe, le chinois, l'arabe, le japonais, et pourquoi pas le hindi, le sanskrit, l'amharique et plein d'autres langues dites exotiques, qui ont, chacune, leur propre écriture. Étant totalement analphabète dans toutes ces langues non dépendantes de l'alphabet latin, il a bien fallu que je me rende à l'évidence : la méthode M.P.M. leur (ces langues) était tout à fait applicable, avec moi-même dans la position de l'élève... et du maître, et ce, d'autant plus que j'avais le plus grand mal à dénicher des outils d'apprentissage totalement fiables. Mais ce ne fut pas tout ! Je tombe, il y a quelques années, après moult recherches infructueuses, sur un ouvrage d'initiation au grec de la fameuse collection française "Langues pour tous". L'auteur n'est pas véritablement un pédagogue mais un journaliste s'improvisant auteur de manuels.
Voyons les leçons I et II de ce fameux manuel censé apprendre à quiconque à parler le grec moderne en 40 Leçons.
Voilà ce que j'appelle du grand n'importe quoi ! Comme preuve que le label "professeur natif" n'est pas une garantie de qualité dans l'enseignement d'une langue. Si j'ai bien compris, quelqu'un voudrait apprendre le grec moderne à l'aide de l'ouvrage sus-mentionné - lequel ne précise pas l'âge des utilisateurs -, mettons qu'il s'agisse d' un jeune écolier accédant au collège, soit autour de 10-11 ans. Et voilà que, dès la toute première leçon, il est censé parler de... taxi ? Et que dire de la cohérence plus qu'approximative du texte présenté ?
Entre nous, puisqu'il est question de nombres dans cette toute première leçon, n'aurait-il pas été plus judicieux d'initier les élèves au grec en commençant par la numération (cardinale puis ordinale) ? Et, par la suite, il aurait été possible de donner son âge, la date du jour, de lire l'heure..., le genre de choses qu'on est censé apprendre dès les premières leçons et dans n'importe quelle langue. Toujours est-il que les nombres sont bien présentés dans l'ouvrage, mais seulement en annexe, soit à la page 273 (sur 288 pages).
Leçon n° 2.
Comme on peut le voir, ça ne s'arrange pas du tout ! Le discours est toujours aussi incohérent, sans queue ni tête, de quoi vous rendre absolument allergique à cette langue biscornue que serait le grec. La langue de Platon, d'Homère et d'Aristote ! Seulement voilà : vous n'êtes pas stupide et vous vous rendez bien compte que c'est ce bouquin qui est d'une nullité abyssale. Donc, vous vous accrochez ! Voilà le genre de choses qui ont fini de me convaincre qu'il fallait faire évoluer ma méthode, ce qui a pris un peu de temps, mais le projet a fini par évoluer de manière positive, puisque j'arrive désormais à déchiffrer sans mal un bon nombre de langues non dépendantes de l'alphabet latin, le tout, en n'ayant appris que grâce au système que j'ai mis au point et qui s'est avéré bien plastique et adaptable à moult situations. Et c'est ici que je paraphraserais volontiers le grand Archimède en imitant son fameux cri : Euréka ! À suivre... |
|||||||||||||||||||||||










