Les mathématiques : cette discipline est honnie par tant d'élèves de tous niveaux, alors que, mieux enseignées, elles pourraient devenir une des matières préférées des élèves. Je me plais souvent à imaginer un professeur de musique instrumentale (piano, violon, saxophone, harpe...) qui passerait son temps à dégoûter ses élèves de la pratique de leur (SON !) instrument, au lieu d'en faire des virtuoses adulés à travers le monde. Mais comment font nos profs certifiés et agrégés de mathématiques, de physique-chimie... pour dormir sur leurs deux oreilles, indifférents au dégoût que leur discipline inspire à leurs élèves ?
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Ci-dessus, la petite Samira effectue des additions sans retenue. Elle a alors quatre ans et s'apprête à entrer en Petite Section de Maternelle (le Kindergarten allemand). Et je ne sache pas que le calcul figure au programme des trois années de Maternelle. Je l'ai déjà évoqué ailleurs, et je récidive volontiers : si elle avait été ma fille, cette gamine serait entrée dans la grande école (primaire) dès 4 ans, en s'évitant trois longues années d'ennui en Maternelle. Mieux : je l'aurais gardée à la maison et lui aurais prodigué les cours moi-même. Jetez un oeil sur la feuille qu'elle a sous les yeux. Je n'ai pas eu besoin de lui expliquer longtemps la technique de l'addition. Je me suis contenté de lui montrer comment le recours à une grille permet de ranger facilement les nombres avant de les additionner (ou de les soustraire). Comme tout ce qu'il lui faut pour travailler est couché sur le papier, elle n'a pas eu besoin de moi pour lui ré-expliquer quoi que ce soit ! J'estime qu'à l'époque, elle affichait déjà trois bonnes années d'avance sur ses congénères en termes de développement cognitif ? Et dire qu'en France, près d'un cinquième des gamins accédant au collège maîtrisent à peine les connaissances de base que sont la lecture, l'écriture et le calcul !
On change de sujet. L'archéologie est formelle : Pythagore fut précédé par les Bayloniens dans la formulation du fameux théorème concernant la relation entre les côtés d'un triangle rectangle. Ci-dessous deux tablettes de calcul arithmétique, dont on nous dit que : "Ces tablettes gravées en caractères cunéiformes présentent chacune un ou plusieurs problèmes arithmétiques et/ou géométriques, ainsi que la démonstration permettant d’arriver à la solution". (Lien) (Lien)
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On ne demande pas aux profs de maths de savoir déchiffrer des tablettes de cunéiformes. Mais on est en droit de leur demander de rappeler à leurs élèves que la Science ne tombe pas du ciel et que des générations de penseurs et de chercheurs se sont succédé pour contribuer à l'accumulation de ce que les Allemands appellent "die Wissenschaft", de "Wissen" (le savoir, la connaissance) et "Schaft" (comme dans Mannschaft : "Mann"/l'homme, et "Schaft"/une collection, un collectif : une collection d'hommes forme une équipe : die Mannschaft). Notre Wissen/schaft est, donc, tout le savoir accumulé par les humains depuis les origines. Voilà ce que tout bon prof de maths, de physique et de toute autre matière devrait enseigner à ses élèves..
Et c'est ainsi qu'avec de meilleurs profs de maths et d'autres disciplines - je veux dire des têtes bien faites et pas seulement bien pleines, en clair, des gens férus de culture (générale) au lieu de n'être que des technocrates de la formule mathématique et de l'équation biscornue -, les gentilles têtes blondes, brunes et autres de nos écoles, collèges et lycées apprendraient que les maths, avant d'être une activité intellectuelle purement spéculative, ont commencé par servir à résoudre des problèmes et fournir des solutions pratiques aux potentats et grands propriétaires, et ce, dès l'Antiquité (superficie d'un territoire, comptage des têtes d'un troupeau, appréciation d'une récolte et des revenus à en attendre, impôts, etc.).
Revenons sur cette plaie absolue - avais-je pensé durant des années - qu'est la console de jeux vidéo, qui a causé tant de dégâts sur le niveau intellectuel de toute une génération. Le fait est que les jeunes - presque toujours des garçons - férus de jeux vidéo s'avèrent fort adroits avec une manette entre les mains, ce qui veut dire qu'ils fournissent de vrais efforts pour maîtriser la chose, passant de longues heures à s'entraîner, seuls ou avec des comparses. Et c'est là qu'on a le droit de s'interroger : mais pourquoi diable personne n'arrive à les convaincre de la nécessisté de s'investir dans la réussite scolaire - dont leur avenir socio-professionnel dépend largement - avec la même ferveur que dans la pratique d'un loisir dont ils ne tireront rien au demeurant ?
Le problème est que d'autres sources de déconfiture sont venues s'associer à la console vidéo, à commencer par le fameux téléphone portable, ledit smartphone, les réseaux dits sociaux, lesdits inflluenceurs, et toute cette nébuleuse informe déclencée par l'Internet et dans laquelle se vautrent désormais aussi bien les filles que les garçons, avec une conséquence inévitable : les performances scolaires des filles se mettent à plonger comme celles des garçons autrefois. Voilà pour ce qui est de l'ambiance générale. Et face à cela, que répond le système scolaire traditionnel ? Rien ! Il se contente de vilipender les "écrans".
Les écrans ? Parlons-en de nouveau. J'ai signalé ailleurs sur ce site la présence de programmes d'entraînement au calcul présents sur la mythique console Gameboy de Nintendo, et pas que sur elle. Le fait est que, contrairement à ce que moult enfants et adolescents, ainsi que leurs familles, ont pu penser, voire pensent encore, les consoles de jeu vidéo ne servaient/servent pas qu'à jouer bêtement, dès lors que leurs concepteurs ont aussi tenu à en faire des outils pédagogiques.
Une petite recherche en ligne m'a permis de dénicher une myriade d'offres en tous genres d'activités ludiques mais aussi intellectuelles, tournant autour des consoles de jeux vidéo. On se contentera d'évoquer les offres dominant le marché : Nintendo (Swift/DS) et Sony (Playstation).
Qui l'eût cru ? On peut faire des maths sur la fameuse et si maléfique Playstation ! Maléfique parce qu'elle a puissamment contribué à la déconfiture de générations de garçons en matière scolaire, l'essentiel de leurs activités sur ladite console étant fondé sur de la violence pure. Seulement voilà : Sony, comme Nintendo, sont japonais, et je suppose qu'on a dû leur imposer un cahier des charges relativement à l'éducation des jeunes, lesquels ne doivent pas être bien nombreux, en tout cas en Occident, à avoir exploré toutes les potentialités de leur chère PS1, 2, 3, 4, 5...
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Comme preuve que l'univers du jeu vidéo ne se réduit pas à des jeux de baston et autres "Shoot'em up!" (Tirez sur tout ce qui bouge !", on trouve en ligne une flopée de choses fort intéressantes impliquant les consoles de jeux. La question est de savoir pourquoi, en France, l'Education Nationale y reste aussi réfractaire. Il faut croire que les enseignants, à qui s'adresse le programme affiché ci-dessous, ne sont pas particulièrement intéressés par l'innovation technologique !
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Pour sa part, Nintendo a toujours inséré (pour un prix de téléchargement absolument dérisoire) des programmes éducatifs dans ses consoles (Game Boy, DS, Switch), et ce, depuis belle lurette.
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À suivre... |

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